Ghyslaine Ditele : 2 ans après, le vide que l'on ressent


Ce qui nous vient spontanément à l’esprit, c’est l’image d’une fille en pantalon couleur noire et en débardeur grise qui faisait l’admiration de ses collègues et amis, tant elle était plein de vitalité et de générosité marquante.


                                                                Ghyslain Ditele toujours souriante
 
Sa façon de vivre avec les autres l'a certes apporté bonheur et amitié, amour et tendresse.  Mais sa foi chrétienne et toute son éducation l'ont toujours donné les moyens nécessaires pour surmonter les moments difficiles, franchir les barrières, déplacer les montagnes et renverser le Goliath voire les plus têtus que ça soit.

Interview avec Ed. Valéry Mankenda
C’est plus particulièrement son vif attachement avec les autres qui retiendra le plus notre attention. Doué d’un réel talent d’innovation et d’organisation, nous l’avons vu travailler au Journal l’Observateur comme stagiaire. Son style si outillé et son écriture prometteuse l’a valu une prestigieuse place, celle d’un agent Marketeur dans le collimateur du tabloïde.
 
Nous avons tous été témoins lors de la clôture de stage académique au Journal l’Observateur, lorsque elle préparait ce cocktail d’aurevoir à nos encadreurs. Il faillait être Ghyslaine DITELE NZAU pour le faire. 


clôture de stage au sein de l'Observateur
Ghys, tu étais, par-delà ta tête, essentiellement une personne de grand cœur, à la jovialité contagieuse et de dévouement sans calcul. Nous avons eu la joie d’œuvrer ensemble comme stagiaire à l’Observateur et ami étudiant.

Fille de grand cœur, amie accueillante, altruiste et toujours souriante. Malheureusement, un corps humain bien fragile dont la vie venait de subir le sort cruel n’avait pas résisté. Si un aménagement humain prévisible et prévenant aurait pu retarder ta mort pour le plus grand bénéfice de ta famille et de nous tes amis et frères éplorés et surtout tes encadreurs de l’Observateur et de la RDC, pourrait encore tirer beaucoup de ton merveilleux talent.



A ce jour où la technologie est encore plus avancée, s’ils nous étaient permis (malheureusement impossible), on pourrait faire le transfert de nos bonus de vies, si seulement si une telle chose existerait, pour te garder toujours près de nous. 

Elles ont été conçues pour faciliter le transport et non faciliter la mort. Mais un certain 13 juillet 2015, elles avaient oubliés leur usage, en arrachant brutalement la vie à ma sœur et amie Ghyslaine DITELE. Elles ce sont les voitures communément appelé « Ketch », à la hauteur de l’avenue Kokolo, Binza-Pigeon, alors que tu étais en route pour l’Eglise Philadelphie.  

Ghys, que la mort soit pour toi un moment d’accueil à celui que tu as toujours cru, le Seigneur Jésus-Christ. Car tu as été enterré à Macpela évidement en Christ où il aura la résurrection des saints.

Nous savons que tu es juste dans cette pièce d’à côté, juste dans cette autre dimension. Nous parlerons de toi toujours comme si tu étais parmi nous. Nous ne regretterons jamais parce que tu vivais authentiquement.  

Pour paraphraser Albert Einstein la vie est comme une bicyclette, il faut avancer pour garder l'équilibre. Ma sœur et mon amie, bien que les épreuves fussent venues en grand nombre, tu n'avais jamais abandonnée tes pédales, tu as avancée toujours même en titubant.

Pose de famille à la fin de notre stage à l'Observateur
Ta mort avait créé dans nos mémoires une sorte de lien d’hypertexte, nous renvoyant à tes actes mimo-posturo-gestuels (ta sourire, tes gestes, tes blagues, tes paroles, etc.) qui se font encore sentir quand on pense à toi.


Que ton décès inopiné soit pour nous l’occasion d’une vigilance et d’une solidarité entre nous tes amis, que puissent préserver et protéger davantage nos amitiés avec amour et sympathie en espérant nous recevoir.




Samuel Matondo


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